Matthieu Brabant
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Publication prévue en février 2026 aux Éditions Nombre7. Ci-dessous un petit extrait : Tu marches, droit, fier·e, insensible aux bruits qui t’entourent, à ton corps brûlant, à ce soleil qui te brûle, aux douleurs qui t’encerclent, tu marches, et tes pieds nus, et tu ne portes qu’une tunique blanche comme il se doit pour chaque…
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Une version longue de ce texte est en cours d’écriture. Avant que le signal ne traverse les chairs, il y eut un silence d’une nature nouvelle. Non pas l’absence de bruit, mais quelque chose comme un effacement du fond même du monde. Les vents se figèrent un instant, les animaux cessèrent d’agiter leurs muscles, et…
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je ne sais pas si j’ai commencé ou si j’ai été commencé par quelque chose qui brûle sans moi je ne sais pas si je suis une pensée qui a pris corps ou un corps qui apprend à penser mais je sens la poussée qui me traverse la pression sans frontières les collisions rapprochées où…
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LUIJe me réveille toujours avant elle. Ce n’est pas volontaire. Mon corps sait que le silence est plus dense, plus vivant, avant qu’elle n’ouvre les yeux. J’aime ce moment. J’écoute la respiration régulière à côté de moi, j’essaie d’en suivre le rythme, de ne pas le rompre. Il y a ce pli au coin de…
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L’homme prend les mains de la femme mais il est désormais trop tard, car les paroles se sont envolées, car les gestes sont devenus des coups de couteaux, car il n’est pas encore temps, malgré tout, de s’inquiéter. Et puis, finalement, après d’âpres négociations, l’oubli tout de même. Car au commencement étaient les caresses. ………
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(Lumière blanche suspendue, oscillant lentement. Un bruit de ventilateur lointain. Odeur de désinfectant, de métal chaud, et derrière tout ça une pointe d’humidité. Merian C. Cooper est assis, mains liées au bord d’une table d’acier poli. On ne voit pas l’interrogateur·rice ; seulement une silhouette, un souffle, une voix. Le magnétophone grésille.) Action. INTERROGATEUR·RICE :…
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Le château de sable Turquoise marche tranquillement, ses pas s’enfonçant dans le bitume encore chaud de la rue. Il a ce regard vague, comme si chaque objet qui croisait sa route pouvait lui apporter la réponse à toutes les questions stupides qu’il se pose. Il aperçoit une silhouette, une femme, bref la femme de sa…
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Le temps était assez maussade pour que la bibliothèque me semble un refuge suffisamment plaisant à mon humeur cristalline. Comme tous les matins, elle était là. Les cheveux en feu, et les yeux en or. Elle était trop belle pour que je ne puisse pas la vouvoyer. …… Lire l’ensemble du texte :